Skip to main content

Le 23 juin 2025, Christian démarrait sa folle aventure artistique. L’homme s’est mis en tête de reproduire in situ, à l’encre sur papier, la place Saint-Georges, paysage urbain tout à la fois historique et animé, emblématique du 9e arrondissement.

Une vue à 180 degrés qui va lui demander près de 500 heures de travail acharné mais il ne le sait pas encore lorsqu’il prend place pour la première fois à son poste : côté bibliothèque Thiers, à deux pas du réverbère. Cet endroit, il l’a choisi après avoir envisager le lieu sous différents angles, fait des crobards et pris des photos.
Ce qu’il aime particulièrement, c’est ce grand mur aveugle à meulière qu’il va rehausser d’un bleu nuit.

Et qu’importe si la statue de Paul Gavarni, dessinateur et caricaturiste, qui trône au centre, lui tourne le dos. C’est d’ailleurs par lui qu’il commence son dessin sur un format 73 par 30, rendant justice à la place circulaire.

La patience, gros sujet de discussion avec les nombreux passants et riverains qui l’ont croisé, se sont arrêtés, admiratifs du travail, à rebours de nos vies accélérées. Et ça le fait sourire : « Plus c’est fastidieux, plus ça m’amuse. Ça fait partie du jeu ! »

Dès que la météo le permet, Christian prend place. Chevalet portatif bricolé autour du cou, il dessine 4h durant, en station debout, sur fond de sirène hurlante, de circulation incessante et du bus 40 qui le frôle à chaque passage. « Parfois, c’était du billard, d’autrefois je n’ai rien fait » admet-il, philosophe.

Aux chaleurs d’été ont succédé les froids hivernaux. Fidèle, Christian poursuit son projet, celui de fixer une image du réel, de droite à gauche : la grille et les palmiers de la Fondation Dosne-Thiers, le mobilier urbain, les immeubles, la terrasse de la brasserie Saint-Georges. Petit à petit, la place prend vie sous son trait. L’ancien Hôtel de La Païva et son style néo-gothique, la sortie du métro, le banc, tout est là, même des détails insoupçonnés comme cette ancienne plaque cachée derrière les panneaux d’information.

Christian Baillard pose devant la Place Saint Georges avec son dessin à l'encre la reproduisant

Avril 2026. Christian est arrivé au bout de son projet. Heureux de présenter son magnifique dessin. Une vue à 180 degrés de la place Saint-Georges.

Au fll des saisons

Christian Baillard utilise un niveau à bulle pour reproduire au dessin la place Saint Georges

Christian Baillard, le 30 août 2025, place Saint-Georges, Paris 9.

Christian poursuit son dessin, ici en octobre 2025

Patient, minutieux, imperturbable. Christian poursuit son dessin à l'encre. 18 Octobre 2025.

Christian Baillard poursuit son dessin à l'encre, janvier 2026

13 janvier 2026.

Mars 2026. Christian poursuit son dessin de la place Saint Georges

22 Mars 2026. La place Saint-Georges se dévoile. Christian termine par les pavés.

Détail du dessin à l'encre.

Détail du dessin réalisé avec une plume japonaise, hyper-fine et embout cylindrique.

Dès que la météo le permet, Christian prend place. Chevalet portatif bricolé autour du cou, il dessine 4 heures durant, station debout, sur fond de sirène hurlante, de circulation incessante et du bus 40 qui le frôle à chaque passage. « Parfois, c’était du billard, d’autrefois je n’ai rien fait » admet-il, philosophe.

Aux chaleurs d’été ont succédé les froids hivernaux. Fidèle, Christian poursuit à fixer une image du réel, de droite à gauche : la grille et les palmiers de la Fondation Dosne-Thiers, le mobilier urbain, les immeubles, la terrasse bondée de la brasserie Saint-Georges. Petit à petit, la place prend vie sous son trait. L’ancien Hôtel de La Païva et son style néo-gothique, la sortie du métro, le banc, tout est là, même des détails insoupçonnés comme cette ancienne plaque cachée derrière les panneaux d’information.

On s’est retrouvé un soir d’avril, là où tout avait commencé neuf mois plus tôt.  Christian venait de mettre un point final à son œuvre le 29 mars 2026.
Et déjà un autre projet en tête : graver son dessin sur une plaque de cuivre.

Dans un texte transmis, Christian tient à remercier les gens du quartier et d’ailleurs, qui l’ont soutenu. En voici un extrait : « Je suis arrivé au bout de ce dessin. Je ne peux le considérer sans être reconnaissant des délicates attentions dont j’ai été l’objet avec une constance qui m’a ému et dont je sais gré à tous, petits et grands. J’ai la chance de produire quelque chose de clairement identifiable. Une image, peut-être justement parce qu’elle ne fait pas de bruit, appelle la parole. Je regrette évidemment ce que l’on n’a pas pu se dire, parce que je paraissais trop absorbé, ou déjà en discussion, ou du fait des contraintes de temps ou autres qui nous astreignent tous….»

Frédérique Chapuis

 

La place Saint Georges photographiée à l'argentique

La Place Saint-Georges photographiée avec le même angle que celui choisi par Christian pour son dessin.