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C’est un peu notre François Simon à nous, en version féminine, la jeunesse et les codes des réseaux en plus. Derrière lefoodbob aux 208k abonnés, se cache Chloé, à peine 30 ans, et résidant dans le 9e. Portrait.

Son activité : manger, évaluer ce qu’elle ingurgite et nous le faire savoir en toute indépendance. Car la jeune femme règle son addition comme n’importe quel critique gastronomique et ne mâche pas ses mots. Ses avis au format vidéo sont enlevés, précis, non dénués d’humour et ça cartonne.
Cette passionnée de food, grande voyageuse, les décline désormais sous forme de guide sur le net : Lecarnet.app

Rigoureuse et sincère, elle prend seule ses déjeuners et dîners, pour se concentrer son ses plats, le service, l’ambiance générale du lieu. Discrète, elle note quelques détails à table avant de remplir sa grille de notation, une question en tête : recommanderais-je cet endroit à un ami ? Et si le repas est décevant, elle publie quand même car « Ça mérite d’être su ».

Un parcours atypique

On aurait pu la croiser au service fusions-acquisitions d’une banque d’affaires car Chloé se destinait à une carrière dans la finance. Après des études en pharmacie qui ne la passionne guère, cette docteure intègre la prestigieuse école de commerce Essec et fait sien son esprit de compétition. Fraîchement diplômée, elle va pourtant se heurter au monde violent de l’entreprise, un univers machiste, sans règle, où la détresse psychologique hante les couloirs. Une expérience qui laisse des traces et qui signe le retour au foodbob créé durant ses années étudiantes. Il y enchaîne les  partenariats rémunérateurs pour enfin développer un modèle vertueux aligné sur ses valeurs : un guide 2.0, inclusif, ciblant sa génération, distinguant des talents culinaires notamment ceux de femmes issues des minorités.

Sa légitimité, elle l’a conquise à force d’expérience. Goûter, inlassablement, noter, lire, mémoriser, voyager, faire son palais.

Chloé sur un banc portant une casquette

Derrière le compte lefoodbob, Chloé, jeune trentenaire, au parcours atypique

Dans le 9e qu’elle fréquente depuis ses années lycée à Rocroy, elle y a ses amis, apprécie sa scène food bouillonnante, sa rue des Martyrs vivante où elle habite désormais. Un quartier qu’elle trouve agréable à vivre, propre, trendy, « une petit Paris ».
Lorsque nous la quittons, ses yeux pétillent, anticipant son début de semaine et sa virée à Monaco, invitée à la cérémonie du Guide Michelin : « C’est un peu ma bible. J’ai beaucoup de respect pour cette institution » glisse-t-elle dans un sourire.

Frédérique Chapuis

Extrait de publications tirées du guide Lefoodbob
Extrait de publications tirées du guide Lefoodbob

Un site internet répertoriant de bonnes adresses comme les endroits à éviter.

Extrait de publications tirées du guide Lefoodbob

Ses trois bonnes adresses du 9e

  • En solo : s’installer à la terrasse de Carnis Cantine, la cantine de la boucherie La poularde Saint Honoré, rue des Martyrs, tout en s’envoyant un excellent burger au porc effiloché.
  • En couple : la banquette du Magnolia, place Gustave Toudouze pour sa cuisine bourgeoise aux classiques revisités, bien exécutés. Son ambiance tamisée à la bougie.
  • Entre copains : s’attabler au bistro parisien Chez Delphine, rue Saint-Georges, où l’on y mange très bien. Des plats canailles à accompagner d’un verre de vin.